Les résultats du 11e Baromètre de l’Affo élaboré en partenariat avec EY montrent que les family offices et les familles qu’ils accompagnent font preuve d’une forte capacité d’adaptation dans un contexte international compliqué.
Réalisé entre le 5 mars et le 5 mai par EY auprès de family offices qui représentent 928 familles (dont près de la moitié gère plus de 500 M€ d’actifs et un tiers plus de 1 Md€), le 11e Baromètre de l’Affo [Association française du family office] révèle que les family offices et les familles qu’ils accompagnent font preuve d’une grande capacité d’adaptation dans un environnement marqué par les risques macroéconomiques, les tensions géopolitiques ou encore les incertitudes politiques et fiscales.
« Plus sélectifs, plus diversifiés et plus exigeants, est-il précisé dans un communiqué de presse, les investisseurs poursuivent leur engagement dans l’économie réelle et leur stratégie de création de valeur. » Si, en 2026, les facteurs macroéconomiques demeurent les principaux moteurs des décisions d’investissement (dans une proportion de 88 %), les tensions géopolitiques (73 %) ainsi que les incertitudes politiques et fiscales (71 %) s’imposent comme des « déterminants majeurs » des stratégies d’allocation. Quoiqu’en recul (– 4 points en un an), la question de la mobilité internationale reste « significative » : 44 % des Français ayant recours à un family office envisagent de vivre à l’étranger…
Un attachement au private equity
Près des deux tiers des professionnels (65 %) considèrent l’année 2026 comme encore porteuse d’opportunités, mais la nette progression des préoccupations géopolitiques observée en 2025 (plus de 10 points) témoigne d’une attention croissante portée aux équilibres internationaux et à leurs conséquences sur l’activité économique. L’instabilité ne freine toutefois pas l’investissement. Elle conduit les familles à renforcer leur sélectivité, à privilégier les modèles économiques « les plus solides » et à rechercher un meilleur équilibre entre création de valeur, diversification et maîtrise des risques.
70 % des personnes ayant participé à l’enquête mettent en avant l’investissement dans les entreprises locales, 48 % leur implication dans leur transformation, 26 % dans le financement de projets innovants et 26 % également dans le soutien à des initiatives philanthropiques. L’approche des familles se traduit aussi par un « attachement durable » au private équity, qui demeure le principal vecteur d’investissement dans l’économie réelle et la première classe d’actifs de leurs portefeuilles. Représentant 34 % des portefeuilles (dont 14 % en direct et 20 % via des fonds), le private equity devance les actions cotées (23 %, dont 12 % en direct), l’immobilier (16 %), les obligations (12 %), les liquidités (8 %) et les solutions alternatives (7 %). A noter, en outre, que les allocations se réorientent vers l’Europe (+ 8 points).
« Les attentes des family offices et des familles qu’ils accompagnent vis-à-vis de leur écosystème se renforcent, est-il par ailleurs indiqué dans le communiqué. Citée par 44 % des répondants (+ 17 points), la fiscalité devient à cet égard leur première préoccupation, devant l’accès à l’information et les enjeux réglementaires. Cette progression reflète l’inquiétude grandissante des familles face à un environnement fiscal perçu comme de moins en moins lisible et prévisible, alors que les décisions d’investissement et de transmission s’inscrivent dans le temps long. »
ML
