Benoît Berchebru, directeur de l’ingénierie patrimoniale du groupe Astoria, avait vu juste. Le délai de report de la déduction des versements réalisés sur PER, si le plafond pour l’année en cours n’a pas été atteint, est passé de trois à cinq ans avec la loi de finances pour 2026.
Il s’agit « d'un allongement du report futur, pas d'un élargissement rétroactif », a prévenu sur LinkedIn Benoît Berchebru. La Direction générale des finances publiques (DGFiP), interrogée par Money Vox, a confirmé cette analyse. La part non utilisée du plafond des sommes versées en 2025 sur PER déductibles dans la déclaration d’impôts 2026 pourra l’être seulement jusqu’en 2028, non 2030. La mesure s’appliquera uniquement à partir de cette année : sera donc concernée la déclaration de 2027 sur les revenus de 2026.
« Si vous n'utilisez pas votre plafond de déduction pour l'imposition de vos revenus de 2026, vous pourrez l'utiliser pour augmenter votre plafond de déduction pour l'imposition de vos revenus de 2027, 2028, 2029, 2030 ou 2031 », précise le site service-public.fr.
Pour rappel, les versements volontaires sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable sur option, dans la limite d’un plafond. Celui-ci est égal à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente pour les salariés dans la limite de 37 680 €, ou 10 % du bénéfice imposable, auxquels s’ajoutent 15% du bénéfice compris entre 1 et 8 plafond annuel de la sécurité social (PASS), dans la limite de 10 % de 8 PASS + 15 % de 7 PASS, pour les travailleurs non-salariés (TNS). L’avantage fiscal est repris à la retraite, amenant une imposition du capital au barème de l’impôt sur le revenu lors de la sortie, en rente viagère ou capital.
